FAITS D'HIVER & MAUX D'AOUT

Chaque jour, je continue, selon l'inspiration, Des textes superflus ou alors plus profonds, Désormais, c'est facile, pas toujours évident, Mais j'ai trouvé mon style, le mien, tout simplement.

0518 - Morgane

Publié le 29 Novembre 2016 par Dan dans Trois Quatre Un, Emotion

Même s'ils faisaient les fous, ils se voulaient prudents,
Passage dans les clous, ils se croyaient confiants,
Leur amie est fauchée dans le froid et la nuit,
C'est un feu rouge grillé en novembre à Paris.

Allait-il bien trop vite, on ne m'a pas tout dit,
Dans son délit de fuite, il a été repris.
Pourquoi n'a t'il rien vu sur ce passage clouté,
Avait-il donc trop bu ou avait-il fumé ?

Une femme assassinée en novembre à Paris,
Trop jeune pour s'en aller au printemps de sa vie.
Elle vient d'être enterrée, elle avait vingt cinq ans,
Fait d'hiver oublié, je pense à ses parents.

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0517 - Onze novembre

Publié le 11 Novembre 2016 par Dan dans Dix vers, Mémo, Souvenirs

Des textes et des écrits, vestiges du temps passé,
Quelques photos vieillies pour ne pas oublier.
Ils étaient les poilus dans la guerre des tranchées,
Aujourd'hui disparus, ils restent dans nos pensées.

Ils étaient résistants au nom de la patrie,
C'étaient de simples gens, et insoumis.
De nos iles, de nos champs, ils ont pris le fusil,
Chanson du partisan, Léonard est parti.

On peut se souvenir, nous n'avons rien vécu,
Prions qu'à l'avenir, ça n'arrivera plus.

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0516 - Sensualité

Publié le 24 Août 2016 par Dan dans Emotion, Dix vers

La fleur dans la lumière nous laisse imaginer
Cet éclat de mystère dans cette nuit d'été.
Un beau corps dénudé s'exhibe dans le noir,
Au plaisir de montrer, c'est le plaisir de voir.

Eclairage bien placé, la douceur d'une caresse,
Les courbes sont dessinées, la beauté d'une fesse.
Une belle composition, photo en "noir et blanc",
Un rêve ou une fiction, la magie de l'instant.

Le charme de cette image met ce corps en valeur,
De cette femme peu sage qui pose avec pudeur.

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0515 - Femme

Publié le 19 Août 2016 par Dan dans Mémo, Tendresse, Trois Quatre Un

Sentimentale sensible, tu protèges tes atouts,
Tu restes inaccessible, tu te méfies de tout,
Caresser du regard ton infinie douceur,
Remercier le hasard de croiser ce bonheur,

Je t'écris et tu penses, de marbre, pouvoir rester,
Je laisse à ma puissance l'espoir de tout briser.
Essence de beauté dans ce monde cruel,
Nos sens exacerbés nous rendront éternels.

Image dans ce miroir, émouvante et fébrile,
Belle inconnue du soir, je te sens si fragile.
Aujourd'hui ou demain et qu'importe le temps,
Un beau jour, nos chemins partageront l'instant.

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0514 - Entre terre et mer.

Publié le 11 Août 2016 par Dan dans Musique, Trois Quatre Un

Cette rue du silence, je ne suis pas cynique,
A mon avis, je pense qu'elle est à sens unique.
L'endroit où elle nous mène, odeur de l'au-delà,
Un émoi à l'extrême, nous n'en reviendrons pas.

Le fossoyeur est là pour parler de ses rêves,
En attente du trépas, nous savourons la trêve.
Cinq cent quarante et un, triste compte de Belgique,
Référence du chagrin, de la crise politique.

De bien jolis tableaux composent ses chansons,
La musique et les mots nous apportent l'émotion.
Il a plu des moineaux sur son bel univers,
Le message était beau, ce soir, dans ce concert.

 

Mathias Bressan

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0513 - Canailles

Publié le 28 Juillet 2016 par Dan dans Musique, Dix vers

Nos cousins du Québec, la soirée fut très bien,
Un gang, trois femmes, cinq mecs, tous les huit, musiciens.
Merveilleux univers, nous l'avons partagé,
Et là, je suis sincère, je me suis régalé.

Vous avez un accent à couper au couteau,
Il est bien différent, dur de comprendre vos mots.
L'amitié coule en vous, créant cette alchimie,
Quand vous faites les fous, tous nos maux, on oublie.

Chers cousins du Québec, sur la place des moineaux,
Canailles, trois femmes, cinq mecs, grand merci pour le show.

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0512 - Au terreau du terrorisme

Publié le 20 Mars 2016 par Dan dans Mémo, Vains vers

La terre au terrorisme, le monde devenu fou,
Assez de l'ascétisme, perfection en dessous,
Fana du fanatisme, la haine du gourou,
Elle part au paroxysme, l'horreur est parmi nous.

De secte à sectarisme, écoutez mon courroux,
Hâtez mon athéisme, je ne crois plus en vous,
Social du socialisme, nous en voyons le bout,
Cap du capitalisme, quel en sera le coût ?

Humain sans humanisme, la mort au rendez-vous,
Il est un illettrisme qui corrompt les plus doux.
Pro du prosélytisme, le message passe partout,
Par trop de traumatismes, l'agneau devient un loup.

Cata au cataclysme, nos morts, relevez-vous,
Ego de l'égoïsme, pas de pardon chez nous.
Barbares et barbarisme, pour vous mettre à genoux,
Enfin, fin du laxisme, nous vous rendrons les coups.

J'erre au but, érotisme, pour des moments très doux,
Opter pour l'optimisme, la fin n'est pas pour nous,
Le sexe sans le sexisme, mes sœurs, rejoignez nous,
Patrie, patriotisme, égalité surtout.

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0511 - MAZO, ON EN REDEMANDE

Publié le 10 Mars 2016 par Dan dans Musique, Trois Quatre Un

Je dois vous dire, MAZO, que c'était très mauvais,
Ce soir, il faisait chaud lorsque l'enfer brûlait.
C'est avec déplaisir que nous sommes restés,
Du meilleur jusqu'au pire, nous avons communié.

Un dôme pour le concert, chapelle improvisée,
De l'ombre à la lumière, grande messe pour les damnés,
Rendez-vous près de l'Oise pour voir le sang couler,
Tous les pauvres de Pontoise étaient là rassemblés.

Je dois vous dire, MAZO, quand la guitare fumait,
On buvait tous les mots comme s'il nous en manquait.
En grosses pierres égoïstes, en attente des grands soirs,
Comme nous sommes MAZO schistes, nous reviendrons vous voir.

 

0511 - MAZO, ON EN REDEMANDE
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0510 - Bescherelle ta mère !

Publié le 24 Janvier 2016 par Dan dans Trois Quatre Un, Mémo

Je vous fais découvrir ce site intéressant,
Les articles me font rire bien que ce soit navrant.
Notre belle langue française, tous les jours, abimée,
A la douzaine, j'ai treize perles qui sont trouvées.

Hélas bien ignorés, ceux qui font attention,
Vestiges du passé, nous restons l'exception.
Je suis souvent choqué par des publicités,
N'étant pas censurées, l'abus est toléré.

Nous gardons nos élus qui inventent des mots,
Cela ne choque plus, ça amuse les idiots.
Ils ne savent plus écrire, ils ne savent plus compter,
Éducation délire, ministère à jeter !

Bescherelle ta mère !

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0509 - Michel Delpech

Publié le 2 Janvier 2016 par Dan dans Trois Quatre Un, Musique

Souvenirs de Laurette, chez elle, tu es allé,
Un jour, ce sera chouette de tous y retourner.
Nous ferons une grosse fête avec tous tes copains,
Tes chansons à tue-tête, celles dont je me souviens.

Tu fus notre voisin pendant un court moment,
Je n'étais qu'un gamin, je n'avais pas dix ans.
On voyait des ados, les bras chargés de fleurs,
Elles voulaient des photos et te voir à toute heure.

Ensuite, j'ai peu suivi la suite de ta carrière,
Mariane qui est jolie, visite en Loir et Cher.
Passage à la télé et tu gardais la pêche,
Bien loin, tu es allé, adieu Michel Delpech.

 

26-01-1946 - 02-01-2016

 

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0508 - Message virtuel

Publié le 1 Janvier 2016 par Dan dans Dix vers, Mémo

Je regarde mes textos du premier jour de l'an,
Toujours les mêmes mots sans trop de sentiments,
Mêmes phrases copiées parfois à l'infini,
Sans spécificités pour famille ou amis.

Que sommes nous devenus pour devenir ainsi,
Sommes-nous des inconnus, n'avons-nous rien compris.
Faites vous votre BA en m'écrivant ceci,
J'attends plus que cela de ceux qui m'aiment ici.

J'oublierai tous vos mots inutiles, irréels,
Je supprime mes textos, je préfère vos appels.

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0507 - Mille neuf cent soixante dix neuf - dix

Publié le 31 Décembre 2015 par Dan dans Vains vers, Souvenirs

Le matin d'un lundi, nous étions différents,
Une centaine de conscrits qu'il fallait mettre en rang.
Ils ont donc commencé à donner les habits,
En bleu coton sergé, en vert pour le treillis.

Quand tu regardes tomber ta fin d'adolescence,
Cheveux à terre, coupés, tu regrettes leur absence.
La vie, ça va, ça vient, j'ai jeté la photo,
Parfois, je me souviens de nos boules à zéro.

Ils nous ont fait marcher, commençaient les douze mois,
Ils aiment les défilés, ce ne fut pas ma joie.
Timides et fortes têtes ne doivent faire plus qu'un,
Si ce n'est pas la fête, ce n'est pas le chagrin.

Notre écot pour l'état, il fallait le payer,
Regarde, Maman, Papa, le deuxième-classisé.
Entre deux permanences, j'avais mes perms à Nantes,
Je prenais la cadence d'une vie d'adulte naissante.

Quand ma mémoire m'entraîne, je la laisse me guider,
Mes souvenirs m’emmènent vers ce lointain passé.
J'étais alors plus brun et depuis, j'ai vieilli,
Je ne regrette rien, je garde mes cheveux gris.

 

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