0118 - L'ile Bonaventure
Il me suffit de rien, je pense à Dame Nature,
Alors, je me souviens de l'ile Bonaventure,
Aux terrains occupés par les fous de bassan,
L'odeur de ces nichées et tous ces cris perçants.
Posés par terre, les nids, par milliers rapprochés,
Ils s'aident par les cris, les mâles trouvent leurs couvées.
C'est un moment magique, je ne peux l'oublier,
Un souvenir unique, en moi, il est gravé.
Pour le fou de bassan, un seul petit par an,
Tout jeune, en se jetant de la falaise, souvent,
Le vol, malheureusement, est le signe du trépas.
Car pour lui, c'est navrant, le fou ne décolle pas.
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